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Angela
Boeres-Vettor
(III)
Extrait
de "Dix petits tours aux portes de
Lamour"
Je savais pertinemment bien que j'aimais de tout mon être un
homme qui se laissait aimer. Seul l'amour qui nous liait nous était
commun !
Celui que j'appelais : mon Vadim, avait su éveiller une
immense force d'amour qui sommeillait jusque-là dans mon coeur.
J'étais consciente que cet amour me portait, me soulevait, me
donnait l'envie de me dépasser. Evidemment, je pensais au dessin
comme à un fait réel mais il en était d'autres
à peine perceptibles...
J'avais conscience de quelque chose d'inestimable, conscience également
que, sans cet amour je n'étais rien. Mais je savais également
qu'aimer de la sorte m'entraînerait peu à peu vers la souffrance.
Je souffrais déjà en songeant à son absence. Le
bruit de ses baisers bourdonnait encore à mon oreille. J'aurais
souhaité qu'il exprimât le désir de m'embrasser
juste avant de partir. J'avais espéré qu'il dise que,
bien qu'il eût besoin de vacances elles tombaient on ne peut plus
mal... Qu'il manifestât en quelque sorte un semblant d'impatience
à me revoir ! Hélas, un monde séparait l'amante
passionnée de son partenaire qui, lui, se satisfaisait de se
laisser aimer.
D'autres aiguillons vinrent me harceler...
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